900 accidents médicaux par jour dans les hôpitaux


Le nombre d’EIG (événements indésirables graves) liés aux soins dans les établissements de santé français serait constant depuis 2004.


D'après une étude menée auprès de 114 établissements de soins, publics et privés, sur un échantillon de 8269 séjours de patients entre avril et juin 2009, sur les 900 accidents en moyenne quotidiens, presque la moitié, (400) seraient évitables.
Un événement indésirable grave (EIG) évitable est défini comme un événement indésirable qui n'aurait pas eu lieu si les soins avaient été conformes à la prise en charge considérée comme satisfaisante au moment de sa survenue. Plus ou moins graves, les conséquences de ces EIG vont du prolongement de la durée d'hospitalisation (61 cas en 2009) au décès (8 cas en 2009).
Les procédures (intervention chirurgicale, anesthésie, endoscopie, injection, perfusion, sonde urinaire, etc.) arrivent en tête des causes des EIG évitables, suivies des produits de santé (médicaments ou autres : dispositif médical, tel qu'un bistouri électrique, produit sanguin, greffon, implant, prothèse, etc.) et enfin des infections liées aux soins.
Si la fragilité et le comportement du patient sont des facteurs de risque non négligeables, les auteurs de l'enquête, eux-mêmes professionnels expérimentés, pointent du doigt les pratiques médicales sous-optimales, les ruptures dans la continuité des soins, et les déviances par rapport à des protocoles, règles ou recommandations.
Cependant, tous les EIG ne sont pas considérés comme inévitables, Ils touchent plus fréquemment des patients fragiles, âgés, souvent déjà dans un mauvais état de santé.

L’Etablissement Français du Sang lance un appel aux dons


L’Etablissement français du sang (EFS), qui gère les dons et les stocks de produits sanguins, a lancé la semaine dernière une campagne de sensibilisation aux dons de sang suite à une baisse des stocks pendant la période des grèves qui le met en position difficile à la veille de Noël.

Les stocks sont aujourd’hui de dix jours alors qu’ils devraient représenter 14 ou 15 jours de réserve. Rien de problématique pour le moment mais la situation risque de se compliquer au mois de janvier. En effet, on constate tous les ans à cette période une forte baisse des dons alors que la consommation en produits sanguins, après une période d’accalmie liée aux fêtes de fin d’année, reprend fortement.

Les besoins en sang sont en augmentation constante depuis quelques années, de l’ordre de plus 3% par an en moyenne. L’évolution des pratiques médicales ainsi que le vieillissement de la population ne permettent pas de limiter cette hausse de la demande.

L’EFS rappelle qu’un million de malades sont soignés chaque année grâce au don de sang. Il y avait en 2009 1,7 million de donneurs (dont 420.000 nouveaux donneurs de l’année) qui ont effectué 3 millions de dons. La durée de vie des produits sanguins est de 42 jours pour les globules rouges, et de 5 jours seulement pour les plaquettes.


EFS
Vosgesmatin
Sciences et avenir

Alerte au Mediator


Le Mediator, un médicament pour diabétiques en surpoids utilisé aussi par des non-diabétiques et interdit depuis novembre 2009, aurait fait environ 500 morts en un peu plus de 30 ans, selon l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). Pour parvenir à ce chiffre, la Caisse nationale d'assurance maladie (la Cnam) a évalué l'impact du surrisque de valvulopathie, (cardiopathie vasculaire) une maladie entraînant des lésions des valves cardiaques imputable au Mediator, en se fondant sur la consommation de Mediator en ville, les données d'hospitalisation et celles de décès.

C’est en 1976 qu’a été autorisé le Mediator (nom de la molécule : benfluorex) commercialisé par le laboratoire français Servier. Délivré sur ordonnance, ce produit était destiné aux diabétiques, notamment ceux en surcharge pondérale. Mais au fil du temps, il a aussi été consommé comme un coupe-faim par des personnes désireuses de maigrir. Le Mediator, il est vrai, avait certaines similitudes chimiques avec d’autres coupe-faim, en particulier l’Isoméride, lui aussi commercialisé par Servier et retiré en 1997 en raison d’effets secondaires vasculaires graves.

L'Afssaps estime qu'environ cinq millions de patients ont été traités au Mediator en France de 1976 à 2009, dont 2,9 millions pendant plus de trois mois.L'agence dit que 20% des prescriptions étaient sans rapport avec le diabète. Le Mediator était prescrit à des patients en surcharge pondérale pour ses facultés amaigrissantes.
L'Afssaps a recommandé mardi aux personnes ayant pris du Mediator pendant au moins trois mois entre 2006 et 2009 de consulter leur médecin généraliste afin de rechercher "tout symptome ou signe évocateur d'une atteinte valvulaire".
Le laboratoire Servier a été condamné plusieurs fois à verser des dommages et intérêts pour l'Isomeride, plusieurs dossiers sont en justice pour le Mediator.
source : http://www.lefigaro.fr ; http://www.lemonde.fr ; http://www.liberation.fr ; http://www.france-info.com ; http://www.lepoint.fr

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur…les méfaits de l ‘alcool.


« L’alcool est un produit psychoactif, c’est à dire qu’il agit sur le fonctionnement du cerveau : il modifie la conscience et les perceptions et donc aussi les comportements » (source : http://www.boiretrop.com)

L’Inpes nous propose un site très ludique sur le sujet. Ce site est l’occasion de s’amuser tout en s’instruisant. Un shaker reçoit nos questions. Il suffit ensuite de le secouer à l’aide de la souris (informatique…) et toutes les réponses apparaissent. Le jeu du vrai/faux rétablit la vérité sur certaines idées reçues. Une façon originale de provoquer la discussion avec ses enfants ou entre copains.

Boire trop, c’est quoi ? Comment l’alcool agit sur l’organisme ? le café ou la douche dessaoule ?

Même si on se sent toujours invincible à 20 ans, les statistiques appellent à la prudence. Le capitaine de soirée a un rôle très important. « L’alcoolémie positive d’un conducteur est présente dans les accidents causant 28,5% des tués sur la route.
Le respect du taux maximal d’alcoolémie permettrait de réduire de 26 % le nombre de tués sur la route. » Source : http://www.preventionroutiere.asso.fr

Mais la route n’est pas le seul lieu de danger, des soirées tournent au drame du fait de l’abus de l’alcool : comas, violence, rapports sexuels sous l’emprise de l’ivresse.

La solution ? L’information en fait certainement partie : http://boiretrop.com

Lancement d'une campagne de sensibilisation au dépistage du diabète


En France, 2,9 millions de personnes étaient traitées pour un diabète en 2009. Selon les données publiées dans le bulletin épidémiologique hebdomadaire de l'Institut national de veille sanitaire (InVS), rendues publiques mardi 9 novembre, cela représente 4,4% de la population française. En 2000, leur nombre était de 1,6 million. A contrario, le nombre de décès a baissé de 10% sur la période.
Selon les chiffres de l'InVS, le taux de croissance annuel moyen, notamment entre 2006 et 2009, concerne "sans exception toutes les classes d'âge". Mais les personnes âgées de plus de 80 ans montrent le taux de croissance le plus élevé, et plus les hommes.

Par région, ce sont celles du nord-est de la France, dont le Nord-Pas-de-Calais en tête, qui présentent "une fréquence du diabète plus élevée que la moyenne nationale, soit au moins 5%. Même constat en outre-mer où les taux atteignent même 8,8% à La Réunion et 8,1% en Guadeloupe.
A contrario, les régions les moins touchées sont la Bretagne, les Pays-de-la-Loire et l'Aquitaine.

Concernant les traitements pour lutter contre le risque cardiovasculaire lié au diabète, quels qu'ils soient, hypertenseurs, statines et antiagrégants plaquettaires, tous ont vu leur consommation augmenter fortement entre 2006 et 2009. Et tout particulièrement les statines, de +27,7%.

Face à ses résultats haussiers, l'étude montre que la mortalité des personnes diabétiques est en baisse de 10% entre la période 2001 et 2006 et l'année 2009. Toutefois, le taux de mortalité est 1,5 fois plus élevé chez les hommes.

Malheureusement, les taux relevés montrent qu'en 2009 ces derniers sont déjà supérieurs à ceux estimés par certains professionnels de la santé pour 2016. L'InVS parle par conséquent d'une véritable épidémie dont les solutions passent notamment "par une stabilisation du surpoids et de l'obésité", principaux facteurs de la hausse de prévalence du diabète en France.

Un sondage réalisé par l'institut Ifop pour Novo Nordisk révélait, le 21 octobre dernier, que seuls 51% des Français âgés de 40 à 49 ans avaient déjà pris le soin de réaliser un dépistage du diabète.
Une campagne nationale de sensibilisation à l'importance du dépistage du diabète sera diffusée dans l'Hexagone durant tout le mois de novembre. Réalisée avec le soutien des laboratoires Novo Nordisk dans le cadre de la Journée mondiale du diabète qui se déroulera le 14 novembre prochain, la campagne "Diabète : êtes-vous à risque ?" vise essentiellement à inciter le grand public, notamment les plus de 40 ans, à effectuer un test de dépistage.
A l'occasion de cette campagne nationale, des affiches intitulées "600.000 personnes sont diabétiques sans le savoir : êtes-vous à risque?" seront diffusées dans la plupart des cabinets médicaux et des pharmacies réparties sur le territoire français.

source : la parisienne

Les hôpitaux bientôt notés par leurs patients.

Dans le cadre de l’opération, 2011, année des patients et de leurs droits, une nouvelle loi va être votée, et devrait permettre d’améliorer le système de santé Français. 


Le but : améliorer la qualité des soins en tenant compte de l’opinion des patients.
Le principe : Une enquête anonyme et téléphonique sera réalisée par un institut de sondage, sur un échantillon de 120 patients (chiffre identifié comme représentatif) hospitalisés plus de deux jours ,pour chaque établissement . Le patient devra répondre à 36 questions fermées.

Les établissements de santé publics et privés pratiquant une activité de court séjour, médecine, chirurgie ou obstétrique seront concernés. Cela permettra la création d’un indicateur mesurant la qualité des soins, en passant par l’accueil, la chambre, la qualité des soins, la douleur etc.…

Le coût de l’enquête est estimé à 1.600 euros par établissement.

Le ministère de la Santé publiera courant 2011 un résultat moyen par établissement. Un bilan définitif et détaillé est prévu pour 2012.

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Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur...le papillomavirus


A l’heure actuelle, on estime que la quasi-totalité des cancers du col de l’utérus sont dus à ce minuscule ennemi appelé papillomavirus. Beaucoup d’interrogations autour de la vaccination subsistent de la part des mères mais aussi de la part des jeunes filles : à partir de quel âge doit-on faire le vaccin, y-a-t’il un âge limite, … ?

Avec chaque année 1000 décès en France et 258000 de par le monde, le cancer de l’utérus est le 10ème cancer féminin en nombre de nouveaux cas et le 15ème en nombre de morts.

La prévention de ce cancer passe par un dépistage systématique par frottis et depuis peu par une vaccination préconisée dès 14 ans. 3 injections espacées de 3 mois environ, permettent une protection efficace. Il est aussi possible de se faire vacciner de 15 à 23 ans dans l’année suivant le début des rapports sexuels. Cette vaccination ne se substitue pas à un suivi régulier par frottis car elle ne protège pas contre tous les cancers du col. Les vaccins protègent des cancers du col causés par les papillomavirus humain 16 et 18, qui représentent plus de 70 % des cancers du col de l'utérus.

Les effets secondaires de ce vaccin se limitent à une douleur voir un érythème au site d'injection.

Le manque d’information semble souvent un frein à une vaccination systématique. Les jeunes filles ont, pour une majorité, entendu parler du papillomavirus mais hésitent à passer à la vaccination. Une campagne de communication est mise en place pour toucher un plus large public. Malheureusement, le coût de ces injections pris en charge à 65% par la sécurité sociale, peut être un frein. Le Gardasil® comme le Cervarix® nécessitent 3 doses dont une centaine d’euros reste à la charge du patient (ou de sa mutuelle.)

Source: http://www.doctissimo.fr/