La liste noire de 59 médicaments suspects rendu publique


Après l'éclatement du scandale du Mediator, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a publié sur son site une liste de 59 médicaments sous surveillance. (http://www.afssaps.fr/)

Le scandale du Mediator, qui aurait fait de 500 à 2.000 morts avant son interdiction en France des années après son retrait dans d'autres pays, pose une double question de confiance. D'abord envers les médicaments. Ensuite envers les pouvoirs publics chargés de mettre en place et de contrôler le système de sécurité sanitaire

Le laboratoire Servier est officiellement accusé dans un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) d'avoir trompé les autorités depuis la mise sur le marché du Mediator en 1976 jusqu'à son interdiction en 2009.

Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, souhaite une refonte du système de sécurité sanitaire.

L'Afssaps explique que ce plan de gestion des risques consiste à suivre de plus près certainsproduits après leur autorisation de mise sur le marché, et à recenser les études et cas qui surviendraient, dans le cadre de groupes de travail avec l'industrie pharmaceutique. Selon Anne Castot, responsable de la gestion des risques à l'Afssaps, des réévaluations sont effectuées périodiquement.

Le fonctionnement de la sécurité sanitaire en France est vivement critiqué dans le rapport de l'Igas (Inspection Générale des Affaires Sociales) sur le Mediator. Il y est relevé que le doute bénéficie aux produits et non aux patients et que le principe de précaution n'est pas appliqué. Le financement de l'Afssaps par une taxe sur l'industrie pharmaceutique est mis en cause, ainsi que les liens des experts avec les industriels.

Selon un sondage CSA pour Le Parisien publié la semaine dernière, plus d'un tiers des Français (35%) disent se méfier des médicaments. La France figure en tête des classements mondiaux pour la consommations de médicaments.

Le chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, a confirmé que des mesures seraient prises au milieu de l'année pour lancer « une refondation en profondeur » du système de contrôle du médicament, dont les défaillances ont été mises en lumière par le scandale du Mediator. Il a promis de « resserrer les mailles du filet de notre système de pharmacovigilance », de « renforcer la garantie absolue d'indépendance, de transparence et d'impartialité des prises de décision » des acteurs du secteur ou encore d'améliorer « la formation continue des médecins pour qu'ils soient au courant dans le maquis de la profusion d'innombrables informations médicales ».

Source : http://www.ladepeche.fr

http://www.letelegramme.com

http://www.lefigaro.f

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